1. le contexte

2. les raisons d'être de Stop Poisons Santé

3. les 4 buts de Stop Poisons Santé

4. Les réalisations de l'asbl

5. Le statut actuel de l'asbl


Le contexte (retour)

Dans nos pays industrialisés, on observe, depuis une vingtaine d’années, une grave progression de maladies chroniques d’étiologie inconnue (maladies rhumatismales, dégénératives, psychosomatiques, allergies, maladies auto-immunes, fibromyalgie, Syndrome de Fatigue Chronique, Sensibilité Multiple aux Produits Chimiques…) contre lesquelles la médecine conventionnelle a peu de prise et de moyens et qui alourdissent dramatiquement les dépenses de santé des pays occidentaux. Tandis que le nombre de décès provoqués par le cancer a doublé depuis la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui, les effets néfastes sur la santé d’un environnement pollué (air, eau, nourriture, pollution "indoor ", vêtements, produits cosmétiques, métaux lourds, etc.) sont admis et reconnus de façon officielle. Mais, la plupart du temps, l’investigation épidémiologique ne permet pas d’apporter des réponses suffisamment claires pour répondre à cette inquiétude car les études sur les effets des faibles doses à long terme manquent de puissance et les connaissances toxicologiques sont très incomplètes dans ce domaine. C’est pourquoi souvent l’unique réponse donnée à la population consiste en mesures environnementales, normes réglementaires, modélisation mathématique des risques, simple extrapolation de l’animal à l’homme.

Pour répondre aux énormes frustrations à la fois des malades qui ne trouvent pas réponse à leurs problèmes de santé souvent graves et aussi des médecins cliniciens généralistes (2 à 3 % de leur pratique est concernée) qui n’ont pas de moyens diagnostiques et thérapeutiques à disposition pour venir en aide à ces malades s’est développée une médecine de l’environnement principalement dans des pays comme l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, la Suède, le Grand-Duché de Luxembourg, le Canada ou les Etats-Unis. Cette nouvelle approche médicale pluridisciplinaire et globale tient compte de la susceptibilité individuelle (génétique), de la chronicité de l’exposition à de faibles doses de toxiques- avec pour corollaire de longs temps de latence entre l’exposition et l’apparition de la maladie - ainsi que de la signification d’influences complexes (synergie d’action des nuisances).


La raison d’être de "STOP POISONS SANTE" (retour)

L’association "STOP POISONS SANTE " (ASBL) a été créée en juillet 1999 pour répondre à l’interpellation de nombreux malades ne trouvant pas de réponse à leurs problèmes de santé généralement graves, offrir à ces malades un soutien moral et être un porte-parole et un relais pour que les facteurs environnementaux, souvent à incriminer dans ces pathologies, soient pris en compte en matière de santé publique.

Son domaine d'action cible les maladies liées à l’environnement à l'instar, notamment, de l'association luxembourgeoise "AKUT".


Parmi les buts de "STOP POISONS SANTE", on peut épingler : (retour)

- informer un public le plus large possible des risques de dommages majeurs et multiformes pour la santé qu’entraîne le contact avec des substances et éléments nocifs (pollution de l'air, pollution de l’habitat et du lieu de travail, bruit, champs électromagnétiques, eaux et nourriture contaminées, métaux lourds, solvants,…)

- écouter et orienter les victimes de pathologies liées à l’environnement

- faire du lobbying auprès des décideurs politiques pour le développement d'une médecine de l'environnement considérée globalement, c'est-à-dire incluant la formation de médecins, le développement d’instruments et d’équipements analytiques spécifiques, la création d’une ou plusieurs unités hospitalières spécialisées

- dénoncer les problèmes et irrégularités en matière d’environnement qui ont - ou peuvent avoir - des répercussions sur la santé

- nouer des liens et créer des synergies entre associations, institutions universitaires et de recherche, médecins, groupes de consommateurs, … qui visent les mêmes objectifs tant en Belgique qu’à l'étranger.


A l’actif de l’association, on peut notamment citer : (retour)

1) L’écoute des malades (appels téléphoniques) et le partage d’informations ;

2) L’organisation de réunions "environnement-santé " transnationales (Grande Région Sarre-Lorraine-Luxembourg-Rhénanie Palatinat-Wallonie) ;

3) L’impulsion et le partenariat de projets de recherche transnationaux visant à établir les liens éventuels entre des syndromes mal expliqués (tels fibromyalgie, MCS ou hypersensibilité aux produits chimiques, Fatigue Chronique) et une exposition chronique à des nuisances chimiques et/ou à des métaux lourds ;

4) L’organisation en novembre 2002, dans le cadre de ses actions de sensibilisation, d’un voyage d’études en Allemagne (Bredstedt, Frise du Nord) à destination des représentants des pouvoirs publics, du monde médical et de la presse. Le but de ce voyage était de sensibiliser aux initiatives novatrices prises dans ce pays en matière de santé environnementale (formation continue en médecine environnementale, cliniques de l’environnement, etc.) ;

5) L’organisation le 13 mars 2004, dans la foulée du voyage à Bredstedt et des réunions transfrontalières "Santé environnementale », d’un colloque international intitulé « Les maladies de l’environnement : un défi pour les professionnels de la santé » à destination des professionnels de la santé et rehaussé par la présence de S.A.R. le Prince Laurent. Partenariats : Institut de la Grande Région (Sarre-Lorraine-Luxembourg-Rhénanie Palatinat-Wallonie), Académie Européenne de Médecine de l’Environnement et la Fondation Universitaire Luxembourgeoise. Patronage : Monsieur Philippe Busquin et de Madame Margot Walström, Membres de la Commission européenne. Objectif : mettre en avant les moyens diagnostiques et thérapeutiques existant à l’étranger (Allemagne, Grand-Duché de Luxembourg, Royaume-Uni) dans le but d’intégrer la Belgique et la Grande Région dans cette dynamique de médecine environnementale incluant la formation de médecins dans cette spécialité, le développement d’instruments et d’équipements analytiques spécifiques, la création d’unités hospitalières de médecine de l’environnement ;

6) L’édition, avec le soutien de la Province de Luxembourg, de la version française d’un manuel allemand de médecine environnementale sous le titre "Petit manuel de médecine environnementale pour la pratique quotidienne" (mars 2004) ;

7) La présence, à l’invitation du Ministre fédéral de la Santé Rudy Demotte, au sein de la Délégation belge à la Quatrième Conférence ministérielle sur l’Environnement et la Santé organisé par l’OMS (Région Europe) à Budapest du 23 au 25 juin 2004. Participation aux réunions fédérales de suivi de cette conférence ;

8) La présentation de conférences sur l’expérience de l’association (Avignon, Arlon) ;

9) Participation à la présentation du module "Santé-Environnement" dans le cadre de la formation des étudiants de l'Institut Eco-Conseil (formation 2004-2005) ;

10) Démarrage d'une permanence téléphonique à l'écoute des malades à partir de septembre 2004 (d'abord à partir d'une antenne à Namur puis ensuite à Assesse) ;

11) l'impulsion à la création d'une formation continue en médecine de l'environnement et la participation à différentes réunions pour ce faire (notamment à un groupe de travail avec l'Ulg) ;

12) L’impulsion d’un projet de recherche transnational en médecine de l’environnement avec une approche intégrée qui inclut tous les acteurs concernés (médecins, malades, chercheurs, laboratoires, ambulance de l’environnement) dans le but de standardiser un protocole diagnostique adapté ;

13) La publication des Actes du colloque « Les maladies de l’environnement" : un défi pour les professionnels de la santé » aux Editions Marco Pietteur (novembre 2004) enrichi d’un DVD ;

14) L’organisation d’une conférence de presse à Bruxelles, au Parlement, le 19 novembre 2004 pour présenter le livre des actes du colloque et pour faire le point sur les actions de l’association.

15) l'impulsion et la participation active à la mise en oeuvre d'un séminaire organisé au Sénat (Belgique) sur le thème "Environnement et maladies chroniques. Un défi pour la santé publique" le 17/01/2006


Le statut actuel de l'asbl : (retour)

L’association s’est positionnée en huit ans comme une charnière pour une action transnationale (Belgique, Luxembourg, Allemagne), l’Allemagne et le Luxembourg ayant une longueur d’avance en matière de médecine environnementale. Elle est aussi considérée comme partenaire à part entière dans le paysage des acteurs de santé environnementale en Belgique. Lors du colloque international que « Stop Poisons santé » organisait le 13 mars 2004 à Habay, le Ministre wallon de la Santé Thierry Detienne a confié officiellement à l’association la mission de relais pour l’écoute et l’enregistrement des plaintes et des difficultés rencontrées par des personnes atteintes de maladies liées à l’environnement. Pour ce faire, une permanence téléphonique a démarré début septembre 2004. (retour)